La VSM (1/3)

C’est quoi ce nom barbare ??!!

 

Et voilà, comme d’habitude je me suis encore fait avoir. Emporté par ma passion, j’emploie des acronymes anglo-saxon sans même savoir si vous les comprenez …

 

carte-monde-pays-drapeau2VSM est le sigle de Value Stream Mapping ou en “bon français”, Cartographie de flux de valeur.

 

Mais figurez-vous, je me suis rendu compte que, même en “bon français”, cela ne parlait pas … y compris à certains de mes copains consultants (quels noobs ceux-là !!! … oh pardon :-))

 

Pour faire simple, cartographier un flux de valeur, ce n’est ni plus ni moins que dessiner sur une feuille de papier un processus permettant de transformer une matière première (matière ou information) en un produit (matière ou information). Et un processus, c’est une suite d’activité.

 

Quoi, vous voulez un exemple ???                         Pffff,…… z’êtes dur avec moi 😉

 

Ok. Prenez une recette de cuisine; vos matières premières sont les œufs, le lait, la farine, le produit fini est le gâteau et les activités sont les actions « cassez les œufs », « verser le lait », « mélanger », « faire cuire », …

 

Petite remarque en passant : « manger le gâteau » , …. c’est pour moi, …………….le client 😉

 

Mais revenons à nos moutons. Une cartographie de votre recette serait le fait de dessiner toutes les étapes de celle-ci au lieu de l’écrire sous la forme d’une liste et d’un texte comme dans un livre de recettes.

 

Recette + cartographie

 

 

Et c’est tout ?

 

Pas tout à fait ! En effet, sur la carte de votre processus, vous allez ajouter des informations qui apporteront des indications.

Ces informations porteront sur les activités (le temps de réalisation, le temps de réglage, …) mais aussi sur les stocks de produits entre chaque activité (les encours), sur les clients et les fournisseurs.

De plus, outre les données sur le flux physique de vos produits, nous allons ajouter sur notre carte des données relatives au flux d’informations. Car sans informations, pas de fabrication.

 

Mais on ne va plus rien y voir !!!

 

Ici réside toute la difficulté d’une bonne cartographie. Elle doit être lisible.

Le piège classique est de vouloir tout faire apparaitre sur la carte. Et dans ce cas, plus personne n’y comprend rien, à l’exception de la personne qui l’a dessinée.

 

Mais au fait, ça sert à quoi une cartographie ?

 

Le but fondamental d’une cartographie est d’avoir une vision globale de votre processus en un coup d’œil.

Et lorsqu’elle est bien réalisée, elle révèle instantanément les caractéristiques de votre processus et notamment ses “faiblesses” les plus criantes.

 

En outre, il est possible de “modeler” une cartographie avec les données les plus pertinentes pour l’entreprise.

En effet, si l’on produit 100 000 fromages par jour, ou si l’on assemble 30 machines à forte valeur ajoutée, l’attention ne portera pas sur les mêmes choses.

 

On peut en voir une ?

Voici pour exemple, deux cartes réalisées sur deux processus (ce sont des états présents) :

 

Etat Present V1S & V2S

 

Ou encore …

 

Etat Present 2

 

Dans le prochain article, je vous montrerai qu’une VSM n’est pas seulement composée d’une seule carte, mais bien de deux cartes et d’un plan d’actions

 

Voir : De quoi est composée une VSM ?

 

Si vous trouvez que je n’ai pas été assez clair dans mes explications, n’hésitez pas à me le dire en laissant un commentaire. De sorte, je pourrai améliorer le contenu de cet article.

 

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41 réponses à La VSM (1/3)

  1. BEN LAGHA dit :

    c est urgent je cartograohie une famille de produit , et j ai un probléme :
    comment dois je prcéder pour identifier la quantité des encours entre les poste sachant que , la quantité de produit parcours presque 10 poste v et pour prendre une mesure à un instant donnée : je vais pas determiner tous les stocks les stock se coicement chaque jour dans trois postes dois je faire à chaqye moment un mesure ou comment ? atelier job shop

    • Eric dit :

      Bonjour Ben Lagha,

      je vous remercie pour ce commentaire sous forme de question.

      La VSM est une image instantanée de votre flux. Elle est réalisée en remontant le flux, alors que la production continue de travailler.
      A chaque fois que vous rencontrez des stocks le long de votre flux, vous les comptez. Bien entendu, seulement les encours, produits finis
      et matières premières relatives à la famille de produits dont vous cartographiez le flux.

      Cette « photo instantanée » ne sera déjà plus la même le lendemain de votre comptage. En effet, le travail a continué et les stocks ont progressé dans le flux. Mais peu importe. L’important est plus l’ordre de grandeur et les enseignements que l’on peut en tirer, que les chiffres précis.
      Quel est le Lead Time? Quelle est la part de valeur ajoutée et la part de non valeur ajoutée? Sur l’ensemble du flux, quelle masse financière représentent les encours (Work In Process) ?

      Mais le plus important, est que vous conserviez la même façon de mesurer ou compter entre l’état présent et l’état futur. De cette manière, vous pourrez mettre en évidence (et surtout quantifier) les gains que vous obtiendrez en passant de l’état présent à l’état futur.

      Ceci dit, lorsque vous parcourez le flux sur le terrain pour établir votre état présent, plus c’est fait rapidement, plus proche de la réalité sera votre état présent …

      Et n’utilisez pas de moyennes sur plusieurs comptages (sur plusieurs jours par exemple). Un comptage suffit. Il représente l’état du stock d’encours au moment où vous avez fait votre relevé. Point. Il peut être « par chance » faible à un endroit au moment du comptage, soyez certain qu’il sera « par malchance » excessif à un autre endroit du flux. C’est normal, car votre flux fait « l’accordéon ».
      Mais cela ne changera pas de manière significative les données globales de votre flux.

      J’espère avoir répondu à votre question.

      Bien cordialement,

      Eric

  2. Florian dit :

    Cet article m’a beaucoup aidé a comprendre la VSM.

    Je suis actuellement stagiaire (BTS) dans une entreprise et je doit réaliser ceci sur différentes lignes de productions.

    J’ai organisé une réunion avec les « hauts gradés » de la scociété mardi matin afin de leur présenter le travail éffectué et je dois dire que la pression monte doucement. Certain points reste floue pour ma part.

    Si nous pouvions nous entretenir par mail dans les plus brefs délais cela m’aiderais beaucoup, merci d’avance.

    Cordialement

    • Eric dit :

      Bonjour Florian,

      Je vous remercie pour votre commentaire.

      Si mon article vous a un peu aidé à la compréhension de la VSM, j’en suis sincèrement heureux. Ce blog est fait pour diffuser le plus largement possible les notions et principes du Lean, au fur et à mesure de mon propre apprentissage, au fil de l’eau …

      Dites-moi quels points restent flous et j’essaierai de vous aider. Vous pouvez me joindre par email à : eric.calmettes.fr@gmail.com (surtout n’oubliez pas le « .fr » dans mon adresse email!) ou sur eric.calmettes@aufildulean.fr

      Bien cordialement,

      Eric

  3. adnan dit :

    Bonjour,
    S’il vous plait, j’ai une question qui me tracasse et j’aimerais bien que vous me donniez une réponse ou juste une approche sur sa réponse. Si par exemple je fais la cartographie a un moment T et je note les niveaux de stocks et l’état de mon flux, on suppose qu’en ce moment tout se passe bien (ça c’est le 1er comptage). Le lendemain je refais mon comptage et je trouve que l’une de mes machines du processus est tombé en panne, donc mes pièces résident beaucoup plus dans mon stock. ( 2ème comptage). Qu’elle est la valeur des stocks qu’il faut prendre en considération sachant que vous aviez dit qu’un seul comptage est suffisant? Merci.


    • Merci Adnan pour votre commentaire (et désolé de vous répondre si tard, je ne le découvre que maintenant).

      En fait, la cartographie d’un flux est une photographie à un instant t. Comme pour la vie, si vous faites une nouvelle photo une heure après, vous n’obtiendrez pas la même chose.

      Lorsque vous effectuez la cartographie, vous comptez les stocks en remontant le flux. Le lendemain, votre flux a « vécu » et vos stocks se sont déplacés.
      Certains sont partis chez vos clients (les produits finis), d’autres ont avancé (les encours), d’autres sont entrés dans le flux (de nouvelles matières premières). Mais qu’il y ait plus de stock à tel endroit ou à tel autre endroit n’est pas « forcément » très important.

      Ce qui est important, c’est de faire ressortir que plus vous avez de stocks disposés tout le long de votre flux, plus vous avez de « ruptures » de flux. En effet, un lieu de stockage est un endroit où les pièces attendent, et donc un obstacle dans l’écoulement du flux.

      Par ailleurs, pour reprendre votre cas, ce qui est intéressant c’est de cartographier un flux dans son mode de fonctionnement normal. Pas lorsqu’il est en mode dégradé à cause d’une panne machine. Votre flux « normal » a déjà tant de points à améliorer, qu’il n’est pas intéressant de s’occuper du flux avec une machine en panne.

      Si je veux améliorer la performance d’une voiture pour qu’elle aille plus vite en consommant moins, je mesure ses performances lorsqu’elle est en mode de fonctionnement normal, pas les jours où elle est en réparation chez le garagiste.

      Pour ma part, je prendrai donc le stock que vous avez compté la première fois, lorsque la machine fonctionnait normalement.

      J’espère avoir répondu à votre question. Si tel n’était pas le cas, n’hésitez pas à me relancer.

      Bien cordialement, Adnan,

      Eric

  4. mharyo dit :

    Bonjour,
    J’aimerais savoir qu’elle est la méthode à appliquer pour identifier les processus d’une entreprise lorsque ça n’a jamais été fait! Ainsi que les indicateurs qui permettent d’évaluer les processus?

    Merci pour votre aide.
    Mharyo


    • Bonjour mharyo,

      je vous remercie pour votre question.

      Un processus est une suite d’activités. Il y a des processus partout. Le processus de vente, d’achat, de production, de livraison, de revue de contrat, de devis, de contrôle, etc, etc.

      Je suppose (mais peut-être à tort) que vous faites référence à un processus de fabrication. Il y a beaucoup d’indicateurs intéressants mais deux me semblent bien donner une réelle image de la performance, ce sont l’indicateur « taux de bon du premier coup » et l’indicateur « temps de traversée ».

      Le premier est une image de la qualité, le second une image de la fluidité.

      Plus votre flux sera fluide (et donc débarrassé des obstacles le long de son parcours), plus il sera rapide. Mais surtout, n’oubliez pas, si vous accélérez le flux pour sortir plus vite de la non-qualité … cela ne sert à rien et risque de vous faire perdre beaucoup d’argent et de temps.

      Moralité : La qualité d’abord !

      J’espère avoir un petit peu avoir répondu à votre question …

      Bien cordialement,

      Eric

  5. SQuiquempois dit :

    Bonjour,

    Petite question:
    Comment calculer la VA pour la ligne de temps avec des flux parallèles ? Pour les stocks on prend le stock qui a la plus grande valeure en temps mais pour les VA, doit-on les sommer ou prendre la plus grande ?

    En vous remerciant,


    • Bonjour SQuiquempois,

      je vous remercie pour votre commentaire et votre question très pertinente.

      Dans une VSM, même si vous vous concentrez sur les flux les plus significatifs, il est possible d’avoir plusieurs “branches” en parallèle.
      Chaque branche aura sa ligne de temps (timeline). Le Lead time global de la VSM sera celui du plus long parcours. Pour les VA, je somme toutes les VA de toutes les branches. Pour les NVA, idem.

      Je peux donc obtenir un taux Tx = TVA/(TVA+TNVA) qui représente la minuscule part de VA sur l’ensemble des temps de la VSM globale.

      J’espère que cette réponse vous sera utile.

      Bien cordialement,

      Eric

  6. fatima dit :

    Bonjour
    je vous remercie infiniment pour votre article intéressant
    Je dois elaborer une VSM pour le processus traitement des conteneurs import dans d’un terminal portuaire le processus démarre par le déchargement du navire, mais le temps de déchargement dépend de la position du conteneur dans le navire et de la disponibilité de l’equipement : remorqueur qui va transporter ce conteneur vers la zone de stockage nombre de portiques affectés peut changer egalement en, là encore la durée de transport du conteneurs depond de la zone de stockage disponible et qui peut etre proche ou loin du quai de déchargement.
    comment calculer le temps pour les equipements de déchargement ( portiques) et pour les remorqueurs?
    Merci d’avance.


    • Bonjour Fatima,

      je vous remercie pour votre commentaire.

      Je vous avoue que votre question me laisse un petit perplexe. Est-ce que la VSM est l’outil le mieux adapté pour votre besoin ?
      Je n’en suis vraiment pas sûr.

      En effet, cette activité s’apparente à mes yeux davantage à une gestion d’entrepôt avec des ressources pas toujours disponibles et des distances qui varient. Il me semble avoir lu dans un livre d’Art Smalley qui si un flux variait dans une proportion supérieure à 30 %, il serait difficile de vouloir l’équilibrer. Or ici cela semble être le cas.

      Pourtant, les tâches sont répétitives … on doit pouvoir faire quelque chose.

      Voici ce que je ferais (et donc, vous conseille de faire).
      Je rechercherais quelles sont les opérations de votre flux qui varient le plus en terme de temps et celles qui génèrent le plus d’attentes.
      Je me focaliserais d’abord sur ces sujets, ce qui devrait vous permettre de bien améliorer le temps global de déchargement d’un bateau.

      Quelques challenges à relever :
      – Comment faire en sorte que le déchargement ne soit pas interrompu? La grue qui sort les conteneurs du cargo, ne doit pas attendre de camion, ni qu’un emplacement se libère. Elle doit travailler à son rythme sans s’interrompre.
      – Comment faire pour que les portiques nécessaires soient disponibles lorsque le conteneur arrive dans sa zone de stockage ?
      – Comment gérer les emplacements de stockage en fonction du taux de rotation du conteneur ? Un conteneur qui arrive et repart rapidement doit rester “à proximité”, afin de pouvoir le recharger rapidement.

      En fait, le but recherché est celui du PitStop en formule 1. Comment faire pour que mon bateau attende le moins possible à quai. Un déchargement/chargement s’apparente à un changement de série. Appliquez la méthode SMED à votre chargement/déchargement, cela devrait vous aider.

      J’espère que ces quelques lignes vous aideront dans votre démarche.

      Bien cordialement,

      Eric

  7. fatima dit :

    Dans le cas que j’etudie est ce que le six sigma pourra apporter plus de reponse à ma recherche d’amélioration.


    • Bonjour Fatima,

      je ne suis pas expert en 6Sigma et d’autres que moi vous répondront mieux.

      Je ne pense pas que le Six Sigma soit l’outil qu’il vous faut ici. En tout cas pour commencer.
      Lorsque je travaillais à Motorola (job d’été), il arrivait de lancer de lots de 100 000 circuits intégrés. Chaque circuit (oui, oui, vous avez bien lu, 100% des circuits fabriqués) était testé par un calculateur selon une procédure bien précise. Les bons étaient gardés, les mauvais détruits.

      Motorola pouvait donc en quelques heures avoir une importante quantité de données à exploiter et là, le Six Sigma et ses notions d’écart type toute prenait « sa dimension ».

      Dans votre cas, le Lean (et le bon sens) me paraît plus approprié … mais encore une fois, je ne suis pas spécialiste Six Sigma. N’hésitez pas à demander d’autres avis sur le sujet.

      Bonne chance pour la suite.

      Éric

  8. morgan dit :

    Bonjour,
    Merci pour article,
    Je voulais vous demander votre avis par rapport à une analyse des flux de caristes, qu’est ce qui serait le plus judicieux :
    -une cartographie des flux en version macro puis un zoom sur les process avec VA et NVA
    ou
    une VSM?

    Merci pour votre réponse rapide!
    Morgan


    • Bonjour Morgan,

      je vous remercie pour votre commentaire.

      J’ai bien peur de ne pas bien comprendre votre question. Mais je vais essayer de répondre qd même en espérant ne pas être trop “à l’ouest”.

      Pour analyser un flux de cariste, je ne passe pas par une cartographie (la VSM est une cartographie), mais par un diagramme Spaghetti (je vous renvoie à mon article “Spaghetti : Hummm, j’adore”). En terme de VA et NVA, un flux cariste est simple. C’est VA = 0% et NVA = 100%. En effet, c’est un des sept Mudas, le Muda de Transport.

      Ma réponse vous convient-elle ? N’hésitez pas à revenir vers moi si tel n’est pas le cas.

      Bien cordialement,

      Eric

  9. morgan dit :

    Merci pour votre réponse qui reste vraie dans la partie inflexible!
    on est obligé de faire des livraisons (transports) mais à mon humble avis il faudrait distinguer les déplacements chargés et les déplacements à vides.

    En rapport avec votre question :
    est-ce qu’avec un diagramme spaghetti, peux-t-on ressortir les VA et les NVA?

    Merci pour votre réponse et félicitations pour votre site.

    Morgan


    • Bonjour Morgan,

      merci pour votre retour.

      Je comprends l’utilisation du mot “inflexible”, mais ce n’est pas le côté rigoriste (qui parfois peut paraitre “Psycho-rigide”, je ne suis pas un “Ayatollah du Lean) qui m’anime.

      D’après ce que je comprends, vous semblez dire que les déplacements chargés sont “tolérables” (comme de la VA) et les déplacements à vide “intolérables” comme de la NVA. En fait, vous le dites bien, “on est bien obligé de faire des livraisons”. Vous avez absolument raison, c’est inévitable. Mais ce n’est pas parce que c’est obligatoire que c’est de la VA.

      Croyez-moi, s’il vous plaît, si j’insiste lourdement, c’est parce que toutes les personnes que je rencontre, dans toutes les boîtes que je visite sont toujours d’accord avec ce que je dis sur la VA et NVA … lorsque nous sommes dans un bureau. Dit comme ça, c’est toujours clair pour tout le monde. Par contre, une fois sur le terrain … ce n’est plus aussi évident … et les gens confondent.

      Bien entendu, vous avez raison de vouloir diminuer les déplacements à vide en premier. Mais essayez, par une implantation différente, par des stocks judicieusement placés, par une nouvelle organisation, etc., etc., de diminuer le Muda de transport en général (chargé ou non).

      Lorsque vous diminuez les déplacements à vide, vous augmentez la productivité du cariste, c’est bien. Lorsque vous diminuez les déplacements globaux (chargés et à vide), vous augmentez la sécurité de tous, vous gagnez en place (une allée pour un chariot est plus large qu’une allée pour piéton), votre flux accélère, votre flux est plus compact, etc.,etc. C’est mieux.

      Maintenant, plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde.

      Donc pour répondre à votre question : Non, un spaghetti ne permet pas de faire ressortir VA et NVA, puisqu’il traite de déplacement qui est de la NVA exclusivement (je veux bien faire une exception, le déplacement peut-être vu comme de la VA si c’est votre métier de transporteur).

      Si vous ne remettez pas en cause l’implantation, ou l’organisation, mais que vous cherchez à diminuer simplement les temps de déplacement à vide de vos caristes, le Spaghetti ne vous servira pas à grand-chose … et donc ne perdez pas de temps avec.

      Bon courage pour la suite, et si vous en avez envie, tenez-nous au courant.

      Bien cordialement,

      Eric

  10. fatima Boukoullab dit :

    Bonjour,Mrs je veux appliquer la méthode VSM au sein d’une entreprise de boisson gazeuse .Est ce que cette méthode peut améliorer ce type d’entreprise .
    Et merci


    • Bonjour Fatima,

      je vous remercie pour votre commentaire et votre question.

      Vous faites référence à une entreprise de boissons gazeuses. Si c’est une entreprise qui fait de l’embouteillage, vous ferez face à une ligne tout automatisée. Dans ce cas l’étude détaillée du TRS (Taux de Rendement Synthétique) et des taux qui le compose (Disponibilité, Performance et Qualité) pour trouver des pistes de progrès me paraît plus adaptée.

      En effet, la VSM vous permet de cartographier un flux en passant en revue toutes les activités/postes qui constituent ce flux.
      Or une ligne d’embouteillage est une “grosse machine” dans laquelle vous faites entrer trois matières premières (Liquide + bouteille + bouchon) pour récupérer en sortie une bouteille prête à livrer. En gros, votre machine représente un seul poste. Et faire une VSM sur un seul poste … ça n’a pas beaucoup de sens.

      Comme dit plus haut, étudiez les différents taux du TRS lié à votre machine, regardez quel est le taux le plus faible et travaillez sur celui-ci (identification des causes racines des problèmes et mise en place de contremesures).

      Petite remarque en passant, je pars du principe que votre entreprise a déjà mis en place le TRS. Si tel n’est pas le cas, le premier beau chantier à mener est alors celui de la mise en œuvre des indicateurs correspondant au TRS.

      J’espère que ma réponse vous aura aidé dans votre démarche. Si je suis “à côté de la plaque”, n’hésitez pas à revenir vers moi en me donnant un peu plus de précisions sur votre projet.

      Bien cordialement,

      Eric

  11. Sophia dit :

    C’est très bien expliqué, merci beaucoup.

  12. Khadidja dit :

    Bonjour,Mrs je veux appliquer la méthode VSM au sein d’une entreprise pétroliere.Est ce que cette méthode peut améliorer ce type d’entreprise .
    Et merci


    • Bonjour Khadidja,

      je vous remercie pour votre question.

      Je vous avoue ne pas trop savoir quoi répondre. Tout va dépendre du flux que vous cartographiez.
      Pour qu’une VSM présente un intérêt, il faut qu’il y ait dans le flux au moins quelques activités. Faire une VSM sur un atelier dans
      lequel il y a une ou deux activités ne vous apportera pas grand-chose. Par contre, si vous cartographiez un flux qui traverse l’entreprise avec de nombreuses activités, des stocks en pagaille et un beau flux poussé … là cela vaut le coup et cela vous apportera beaucoup d’informations.

      Dernière précision, Votre flux peut concerner la fabrication de pièces, mais peut correspondre aussi au traitement d’un dossier (type traitement d’un dossier de sinistre dans une assurance).

      Cordialement,

      Eric

  13. Laila kh dit :

    Bonjour Mr Eric Calmettes,

    Je suis entrain d’appliquer la DMAIC dans mon projet d’amélioration du processus d’investissement dans l’entreprise où je travaille.

    Dans la première étape, Define, pour cartographier les activités du processus, j’ai pensé à la VSM. Cependant, mon processus est un processus de support et je n’ai aucun flux physique, donc ma question est-il possible de le cartographier avec la VSM ou dois-je choisir un autre outil plus efficace?

    Si je peux l’utiliser, est-il possible que vous m’orientez vers un exemple plus clair, car j’ai toujours utilisé la VSM pour des cas de processus de réalisation?


    • Bonjour Laila,

      je vous remercie pour votre commentaire et vous prie de bien vouloir m’excuser de ne pas avoir pris le temps de vous répondre plus tôt.

      Je ne suis pas certain de savoir répondre à votre question. Si le processus que vous étudiez est constitué d’une suite d’étapes (activités), je pense que l’outil VSM peut-être approprié. Le flux matière est constitué par l’évolution d’un dossier. Les flux d’informations correspondent aux décisions prises au cours de la vie du dossier.

      Si l’outil VSM ne vous semble pas pratique à utiliser, vous pouvez aussi essayer l’analyse du déroulement. Vous trouverez sur le web de nombreux articles y faisant référence.

      Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre projet.

      Bien cordialement,

      Eric Calmettes

  14. Boutayna dit :

    Bonjour Mr Eric Calmettes,
    Merci beaucoup pour ces informations.
    J’ai une question s’il vous plait.
    J’ai effectuée une VSM sur un chantier de construction pour l’activité de l’installation des fenêtres.
    Au cours de mon analyse de VA / NVA, j’ai trouvé une difficulté pour savoir si l’étape du déchargement des palettes du camion est une activité à non valeur ajoutée nécessaires ou bien non nécessaires?
    Je vous remercie pour votre retour.


    • Bonjour Boutayna,

      je vous remercie pour votre commentaire.

      Bravo pour la VSM, c’est un bel outil.

      Par contre, j’ai bien peur que vous vous posiez des questions inutiles.
      Que la Non Valeur Ajoutée (NVA) soit nécessaire ou non, cela reste du Muda à éliminer.
      Bien entendu, on peut supposer qu’il est prioritaire “d’éliminer d’abord” la NVA non nécessaire, mais en fait cela n’a pas grande importance.

      Juste avec ce que vous m’écrivez, je dirais que le déchargement des palettes est de la NVA nécessaire.
      La NVA non nécessaire, c’est tout ce que vous faîte en trop (surqualité, “sur-nettoyage”, “sur-rangement”, revérification, revalidation, …).

      Après, n’oubliez pas. Un process qui contient 1 % de VA est déjà un bon process …

      J’espère que ces quelques lignes auront répondu à votre interrogation.

      Bien cordialement,

      Eric

  15. zineb dit :

    bonsoir, merci pour cet article enrichissant, j’ai une question, je suis chargée d’analyser les flux des caristes dans une chaine de production, je sais est ce que je peux faire une VSM, je voulais utiliser le diagramme spaghetti mais mon professeur à demander d’utiliser un outil Plus précis et plus riche de renseignements, si vous avez d’autre proposition veuillez me les dire s’il vous plait monsieur, merci


    • Bonsoir Zineb

      je vous remercie pour votre commentaire et votre question.

      Concernant votre étude, mon premier réflexe est effectivement d’utiliser le diagramme Spaghetti.
      La VSM est faite pour cartographier un flux de valeur … Or, les déplacements des caristes,
      bien que très importants et nécessaires, ne restent que des déplacements … et donc du Muda à éliminer du moins à réduire.

      La VSM n’est donc pas, selon moi, l’outil qu’il faut utiliser pour vos flux de caristes.

      Je ne peux que vous conseiller de partir sur votre idée première, quitte à l’enrichir.
      – Quel est le % de déplacements à vide ?
      – Les déplacements sont-ils aléatoires (en fonction des appels de la prod) ou organisés et réguliers (type tournée) ?
      – Pourriez-vous remplacer des déplacements de chariots par la création d’un petit train ?
      – Les postes de production sont-ils organisés de telle manière que les chariots n’y pénètrent jamais (appro par l’extérieur = risque d’accident réduit) ?
      – etc.

      Vous voyez, le diagramme Spaghetti est au centre de votre étude, mais il peut être enrichi par beaucoup d’autres sujets.

      J’espère que ma réponse vous aidera.

      Bien cordialement,

      Eric

  16. Imen dit :

    Bonjour,

    Je voudrai juste vous remercier pour ce blog. Il est intéressant de partager l’expérience de la mise en place du Lean dans les entreprises et surtout d’expliquer comment faire quand réellement on descend sur terrain pour tracer les VSM et se confronter aux problèmes de comptage des encours et des quantités stockées.


    • Bonjour Imen,

      je vous remercie pour votre commentaire que je prends comme un encouragement.

      Apparemment vous êtes en train de cartographier un flux.
      Bonne réussite dans l’exécution de votre VSM.

      Cordialement,

      Eric Calmettes

  17. Ahmed dit :

    Bonjour

    je voulais savoir est ce que nous pouvons réaliser un VSM dans un atelier JOB SHOP qui a les caractéristiques suivantes:
    *Centaines de produits finis différents;
    *des temps de gamme différents
    *pas de diagramme 20/80 (c’est à dire les produits finis ont la meme importance) pour figer l’analyse.
    Si oui, merci pour vos conseil

    Cdlt
    Ahmed


    • Bonjour Ahmed,

      Je vous remercie pour votre commentaire et pour votre question.

      Je vous avoue qu’il va m’être difficile de répondre à votre question en me basant uniquement sur les quelques informations que vous me donnez.
      Mais j’essaie quand même …

      La VSM est une image d’un flux. C’est comme si vous preniez une photo d’un torrent. Le torrent étant un flux d’eau …
      Sur les centaines de produits finis, y en a-t-il qui sont semblables? Par semblables, je veux dire qui passent à peu près sur les mêmes postes et qui ont aussi à peu près les mêmes temps de cycles.

      Si tel est le cas, alors vous pouvez les regrouper en une famille et c’est sur cette famille que vous ferez la VSM. C’est cette famille qui constituera votre flux à étudier.

      Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’une VSM n’a pas pour objectif de cartographier l’ensemble des flux d’une entreprise.
      Un VSM cartographie un seul flux.

      Par ailleurs, le fait d’appliquer les principes du Lean à ce flux génère en général des “bienfaits collatéraux” pour les autres flux.
      En gros, les Mudas que je constate sur le flux étudié doivent aussi être présents sur les autres flux. Si je les corrige sur ce flux, pourquoi ne pas les corriger sur les autres flux ?

      En regroupant les produits dans des familles (fictives ou théoriques), vous obtiendrez un flux significatif et un 20/80 se dégagera probablement naturellement.

      Sinon, s’il n’y a vraiment pas possibilité de regrouper des produits similaires en une même famille (en un flux) parce que vos produits sont tous totalement différents les uns de autres (ce qui m’étonnerait quand même un peu), alors la VSM n’est pas l’outil qu’il vous faut utiliser, car il ne vous servira pas à grand-chose.

      J’espère que cette réponse vous aidera un petit peu …

      Bonne chance à vous.

      Bien cordialement,

      Eric

  18. Ahmed dit :

    Bonjour Eric et merci pour votre réponse

    juste encore une autre information c’est qu’on peut regrouper les produit par famille mais ce qui m’inquiète les temps de gamme qui va de 6 min à 13 h (exemple pratique) donc c’est difficile de déduire le lead time par exemple

    Best regards
    Ahmed


    • Bonjour Ahmed,

      vous ne pourrez pas regrouper dans une même famille des produits ayant autant de différence de temps de gamme, sauf dans certains cas très spécifiques.

      Par exemple, si deux pièces ont un temps de fabrication de 6 minutes, mais que l’une est vendue brute et l’autre peinte (avec un temps de séchage d’environ 13h), ces deux pièces pourraient constituer une famille/un flux sur les postes de fabrication, mais le poste de peinture faussera tout.

      Par contre, si ces pièces ont des temps de fabrication qui varient de 6 min à 13h, alors ce ne sont plus du tout des pièces similaires.

      Dans un de ces bouquins, Art Smalley (grand Monsieur du Lean) dit qu’on ne peut pas équilibrer un flux dont les produits ont des temps de cycle de plus de 30 % de différence. Prenez cette donnée pour loi de regroupement et faites une famille de produits similaires dont les temps de cycle ne varient pas de plus de 30%. Par exemple les produits de temps de gamme compris entre 9 et 11 minutes,ou entre 55 et 65 minutes s’ils sont plus nombreux.

      Encore une fois, l’important est d’identifier une famille suffisamment significative en volume de fabrication pour pouvoir la cartographier et l’étudier. Vous pourrez alors dire : “Sur ce flux bien précis, on constate tel et tel Muda et on va améliorer la situation de telle manière. Si je réduis les Mudas pour ce flux, alors il y a de grandes chances pour qu’ils soient aussi réduits pour les autres produits qui empruntent cette voie”.

      Et n’oubliez pas, Ahmed :“Il vaut toujours mieux de faire quelque chose d’imparfait ou d’approximatif, que de ne rien faire du tout à cherchant à atteindre la perfection”.

      Bon courage pour la suite.

      Cordialement,

      Eric

  19. Justine dit :

    Bonjour,

    Je me demandais, comment peut on faire une VSM lorsque le process comporte plusieurs étapes qui se font en simultané (mais pas forcément), faut-il les compter à la suite, ou ne compter que l’étape qui dure le plus longtemps (l’autre serait en temps caché) ?

    Merci pour votre réponse,

    Et merci pour votre article !

    Justine


    • Bonjour Justine,

      je vous remercie pour votre commentaire et vous prie de m’excuser de ne pas avoir pris le temps de vous répondre plus tôt.

      Là encore pas toujours facile de répondre. Mais je vais essayer …

      Lorsque je fais une VSM, il m’arrive de rencontrer des flux qui fonctionnent en parallèle pour se rejoindre sur un poste d’assemblage, par exemple, et continuer en un flux commun (comme deux rivières se rejoignent et forment un fleuve).
      Dans ce cas, je cartographie les deux flux et les dessine sur ma VSM.

      Ensuite sous chaque « branche », je trace une ligne des temps.

      Pour calculer le Lead Time global de la VSM, je prends le temps de la branche la plus longue que j’ajoute à celui du tronc commun qui suit.
      Par contre, pour calculer les Temps de VA et de Non VA, je comptabilise tous les temps sur toutes les branches + le tronc commun.
      Le taux global de la VSM est alors Tx = TVA/(TNVA+TVA).

      Par contre une petite remarque. Essayez d’avoir des flux homogènes, c’est à dire des flux dont on est certain qu’ils suivent un chemin identifié.
      Par exemple, vous avez trois postes P1, P2 et P3 qui se suivent. 100% des pièces passent sur P1, 85 % passent sur P1 + P2 et 15 % passent sur P1 + P3, il est possible de ne prendre en compte que le flux P1 + P2, en pondérant les chiffres de P1 avec un coeff. de 0,85.
      On néglige ainsi volontairement le flux P1 + P3, car il n’est pas majoritaire. Cela permet de simplifier la VSM, ce qui participera à sa compréhension. Par ailleurs, je rappelle que l’important est des voir les Muda dans un flux, pas de cartographier l’ensemble des flux de l’entreprise.
      Une fois identifiés les mudas dans le flux principal, on peut penser qu’ils seront aussi présents dans les autres flux (comme P1 + P3).

      Si l’état futur élimine des mudas sur P1+P2, il y a de grandes chances pour que cela les élimine aussi sur P1+P3.

      Je ne suis pas certain d’avoir été très clair …, mais j’espère que cela vous aidera.

      Bon courage à vous.

      Eric

  20. Sam dit :

    Bonjour,
    Je suis ravi par votre article, et cela m’a aidé. Mais j’ai une question concernant la VSM.
    Je suis actuellement en stage et je dois réaliser une VSM pour une entreprise de blanchisserie (dont je ne dirais pas le nom), mais je n’ai jamais réalisé une VSM. L’entreprise fonctionne en circuit fermé (linge sale client-lavage par l’entreprise- retour client). Ajouter à cela le fait qu’ils ont plusieurs clients (500), plusieurs types de produits (70), et ils ont 5 circuit de lavage pour des linges différents, et je me perds dans tout ça.
    Pouvez-vous m’aider.
    Merci beaucoup.


    • Bonjour Sam,

      je vous remercie pour votre retour.

      Vous comprendrez que les quelques articles du blog ne sont pas une formation à la VSM et qu’il me sera difficile de vous aider à distance.

      Néanmoins, je vous conseille fortement de lire le livre qui fait référence sur le sujet à savoir le « Learning to see » de Mike Rother et John Shook.
      Il a été traduit en plusieurs langues, dont le français. Il me semble même que vous pouvez le télécharger gratuitement au format pdf …

      Cela vous permettra d’apprendre à faire une VSM.

      Sinon, personnellement, je vous conseillerai deux choses :

      – Ne cherchez pas à cartographier tous les flux de l’entreprise. Prenez un seul flux et cartographiez le selon la méthode écrite dans le livre.
      Cela ne sert à rien de tout cartographier, parce que ce que vous verrez sur un flux, vous le verrez aussi sur les autres. On cherche donc d’abord à améliorer le flux étudié, puis on duplique sur les autres (sauf cas particulier). Et puis, mettre trop d’infos dans une cartographie apportera de la complexité alors qu’au contraire on cherche la simplicité, on cherche à y voir clair.

      – Ne cherchez pas à avoir une image très précise de votre flux. Vous ne pourrez pas, car il évolue en permanence. Si je prends deux photos d’un torrent, elles seront différentes puisque l’eau coule. Par contre, une seule photo vous suffit pour voir si votre flux est un « ruisseau paisible » qui s’écoule bien ou un torrent de montagne dont l’écoulement est chaotique.

      Bon courage pour votre VSM ! 🙂

      Cordialement,

      Eric

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